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GAMBIE UNE ECONOMIE AGRICOLE
Pays à vocation agricole, la Gambie tire le tiers de son produits intérieur brut (PIB) de ce secteur. L'essentiel de la production agricole est le fait de petites exploitations mixtes de céréales et de cultures de rente. Toutefois, les habitudes culturales commencent à changer.
Par Aly DIOUF

La Gambie est un pays agricole. L'agriculture représente 35 % du produit intérieur brut (PIB) et emploie 80 % de la main-d'œuvre. Dans l'agriculture, la production d'arachide occupe 5,3 % du PIB.
 Coincée entre le bassin arachidier sénégalais et la région naturelle de la Casamance, la Gambie est une enclave en terre sénégalaise dont le climat est favorable à la culture de l’arachide. Selon les statistiques officielles, ce pays a produit en 2005, 135 697 tonnes d’arachide. Un tonnage qui représente environ le tiers des recettes annuelles d’exportation. Selon ces mêmes statistiques, le pays serait le second producteur mondial d’arachide si on prend en compte le ratio production par tête d’habitants. L’arachide est donc une culture d’exportation par excellence, même si le tonnage dépend étroitement de la pluviométrie.
La culture d'exportation reste l'arachide qui occupe en moyenne la moitié des superficies cultivées. La production arachidière contribue en grande partie à la croissance économique gambienne qui, il faut le dire, avoisine, ces dix dernières années, un taux annuel de 5 %.
Si l’agriculture représente environ le tiers du PIB, elle n’est pas seulement constituée de la culture de l’arachide. En effet, le gouvernement gambien a introduit récemment la culture du coton, du sisal, des agrumes et du tabac. La culture du sésame, introduite au cours de ces dernières années, prend de plus en plus d'importance. Une façon pour le président gambien Yahya Jammeh de diversifier la production agricole. Les cultures vivrières sont, en grande partie, constituées par le riz, le mil, le sorgho, le maïs, le manioc et les fruits et légumes. Elles sont essentiellement destinées à la consommation locale.  Elles font l’objet d’une exploitation artisanale.
Autres activités importantes de l’économie gambienne, la pêche et l’élevage. En effet, la Gambie, qui est une étroite bande de terre de part et d’autre du fleuve du même nom, bénéficie d’une ouverture de 50 km sur le littoral atlantique.  Ce qui n’est pas rien pour un pays qui, plus est, est très bien arrosé par le fleuve Gambie et ses affluents. L’élevage et la pêche représentent respectivement 4,4 et 1,8 % du PIB. Au niveau de l’estuaire du fleuve Gambie et les marécages le bordant en partie, se développe une sylviculture qui fournit environ 0,5 % du PIB. Bien que l'économie demeure peu diversifiée, d'importants secteurs ont connu une croissance au cours de ces dernières années. Il s’agit notamment du tourisme, de l'industrie, des activités commerciales de réexportation ainsi que du bâtiment. Comme la plupart des pays africains au sud du Sahara, la Gambie présente une balance commerciale généralement déficitaire. En 2003 par exemple, les exportations étaient évaluées à 5,1 millions de dollars et les importations à 163 millions de dollars. L'industrie, qui représente 12 % du PIB, est essentiellement constituée par le traitement des arachides, les boulangeries, les brasseries et les tanneries entre autres. Les autres activités de fabrication incluent le savon, les boissons non alcoolisées et l'habillement. Le secteur tertiaire représente 19 % du PIB. La réexportation est une caractéristique essentielle de l'économie gambienne. Elle se fait principalement en direction des pays de la sous-région, notamment le Sénégal, et concerne les denrées alimentaires et les produits manufacturés.